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« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. »

Dre Florence St-Pierre

Autant vous dire que par les temps qui courent, il n’est pas à la mode de fonctionner de cette façon en médecine. L’approche « vite fait, bien fait » s’applique à une grande partie des patients; mais pour certains, ce n’est pas suffisant.

Au-delà des pathologies courantes, otites, pharyngites, gastro-entérites, que tout docteur peut diagnostiquer et suivre; il y a des pathologies plus profondes. Défis plus grands, mais autrement plus motivants à relever. Comme nous les retrouvons chez nous, au centre de pédiatrie sociale. C’est pourquoi, nous essayons bien humblement d’influencer positivement la trajectoire de vie de nos petits patients. D’abord, en les aimant et les apprivoisant, pour pouvoir réellement les aider. Ils doivent pouvoir nous faire confiance et croire en notre engagement. Ainsi, il devient possible de les amener à réussir à l’école, à découvrir les beaux côtés de la vie, à vivre des expériences normales d’enfant mais Ô combien importantes et stimulantes.

Retournez en arrière un peu. Rappelez-vous votre camp d’été. Quels beaux souvenirs! Apprendre à nager, à camper, à prendre sa place au sein d’un groupe. Découvrir la forêt, la chanson, les feux de camps. Sortir de la grisaille de la ville, voir du pays. Quelle belle introduction aux voyages, à la découverte de soi, de nos forces! Surtout, quel beau moment pour vivre son enfance, sans les soucis des adultes. Faire une pause. Laisser le stress du quotidien derrière quelques jours, c’est ce que je leur souhaite pour cet été. Ça devient possible grâce aux places obtenues via nos donateurs. C’est ça, le pouvoir de la pédiatrie sociale. Nous tentons d’aller au-delà de la santé physique, d’atteindre la santé globale au vrai sens du terme.

Nous devons donc prendre le temps qu’il faut. Construire une relation pour leur faire croire en eux-mêmes, leur redonner leurs rêves. C’est cette étincelle que je cherche. C’est loin d’être modeste comme objectif, mais j’y crois.